Conseil municipal du 10 octobre 2019 – Exigeons plus d’information et de protection des populations sur nos territoires

Propos introductif du groupe EELV de Brest : Ronan Pichon, Marif Loussouarn, Pierre Guezennec, Nathalie Chaline

Fallait-il, lors de ce conseil, que nous reprenions la parole pour dire notre solidarité à la population de Rouen ? La réalité des mauvaises nouvelles qui s’accumulent jour après jour depuis le 26 septembre nous y oblige. 

La France semble vraiment très mal préparée à protéger ses concitoyen-ne-s face aux catastrophes industrielles. 

Et de moins en moins bien préparée d’ailleurs, au regard de la déréglementation constante, par ce Gouvernement, des installations classées SEVESO.

Avec le décret du 11 août 2016 et, par antiphrase, avec la loi de 2018 dite pour un “État au service d’une société de confiance” on assiste à un véritable démantèlement de la réglementation environnementale concernant les installations classées faisant passer nombre de modification et d’agrandissement de ces établissements del’autorisation obligatoire à un régime du cas par cas. 

Le préfet est désormais seul à décider si oui ou non une procédure d’autorisation est nécessaire. 

Et la DREAL, service de contrôle chargé d’appliquer la directive européenne de 2012 Seveso 3, qui voit chaque année ses effectifs d’inspecteurs et d’inspectrices diminuer, peine à faire face à la révision des études de dangerosité surtout si les industriels ne déclarent pas toujours les modifications des stocks de produits chimiques sur site. 

A Brest, 3 sites SEVESO se trouvent sur le port de commerce et, en face, l’Île Longue, reste un territoire plus que sensible. 

Tous ces sites sont adossés à un plan particulier d’intervention (PPI). Rappelons, au passage, que l’existence du PPI de l’Ile Longue obtenu en 1999 est le fruit d’un long combat des verts pour la transparence sur la protection des populations face au risque nucléaire (cf l’article Ouest France du mercredi 13 février 1999).

Aujourd’hui nous constatons que nos luttes restent, hélas, toujours d’actualité. 

Les mesures de prévention, de protection et d’information du public reculent. Il n’est pas étonnant que les populations n’aient plus confiance, à Rouen comme ailleurs.

Pour les écologistes, le pouvoir des maires et de leurs équipes est grand et trouvera toujours l’appui de leurs populations pour obtenir des informations publiques et régulières sur les risques industrielles ou chimiques.

Nous saluons ici le combat initié par Daniel Cueff.

Lundi, notre camarade Nathalie Chaline se rendra à Rennes pour soutenir le maire de Langouët qui a fait appel suite à décision du tribunal administratif de suspendre son arrêté anti-pesticide du 27 août 2019.

A Brest, comme ailleurs, exigeons de l’Etat qu’il nous dise quels sont les sites brestois et plus largement finistériens qui ont fait l’objet de modifications sans enquête d’impact et de danger, depuis l’entrée en vigueur de la loi dite pour un “État au service d’une société de confiance” ?

Pour marque-pages : Permaliens.

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