Conseil de la métropole 1er février : Révision du règlement local de publicité

Monsieur le Président, cher.e.s collègues,

Vous le savez, la place de la publicité en ville est une préoccupation majeure pour nous élu.e.s écologistes. Que ce soit pour des raisons de qualité paysagère, de qualité de vie des habitantes et habitants de la Métropole  ou encore de pollution lumineuse pour la vie nocturne.

Nous sommes heureux de voir qu’une harmonisation au niveau de la métropole est mise en oeuvre. Nous sommes évidemment satisfait de lire parmi les orientations générales qu’il faut « réduire les formats en cohérence avec l’environnement et les paysages”, “dédensifier les secteurs à forte pression”, “encadrer les nouvelles formes de publicité numérique” ou encore “maîtriser la consommation énergétique”. Nous constatons avec joie, dans le document d’orientation pour la révision du RLP que vous nous avez fourni, que nous prenez en considération ces nuisances. Avec justesse, vous avez souligné la prolifération des dispositifs de publicité numérique sur notre territoire. Et avec sagesse, vous souligner la nécessité de les encadrer.

Cependant, il est nécessaire que le nouveau RLP soit extrêmement restrictif à ce sujet. En effet, cette pollution lumineuse a non seulement de fortes conséquences sur les insectes nocturnes mais également sur la consommation d’énergie. Cette limitation des panneaux lumineux est conforme à l’esprit du Grenelle de l’environnement et à la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement, dite « Grenelle 2 »[1]. Mais c’est seulement la réduction drastique de la présence de la publicité dans la ville qui garantira des économies d’énergie réelles.Nous resterons donc attentifs à ce que ce nouveau règlement aille dans ce sens.

Réguler la publicité dans l’espace public c’est aussi, libérer le commerce de proximité de la pression des grands groupes, qui incitent à la surconsommation, et rendre visible et dynamiser le commerce de ville.

Réguler la publicité dans l’espace public c’est enfin, permettre la réappropriation de l’espace public par les habitantes et habitants en libérant de l’espace pour l’expression urbaine des habitant.e.s.

Embellir la cité c’est aussi développer l’expression citoyenne et la nature en ville plutôt que la communication des grandes marques et des centres commerciaux.

[1] Article L581-9 du code de l’environnement modifié par l’article 40 de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010, dite Loi Grenelle II

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