Conseil de métropole du 21 décembre : Plan Climat Air Energie Territorial

Intervention au conseil de métropole du 21 décembre 2018 en réaction au vote de la délibération n°18 sur le Plan Climat Air Energie territorial de la métropole brestoise.


Intervention de Yann-Fanch KERNEISConseiller communautaire délégué à la gestion des milieux naturels et aux déplacements actifs.

 

Il y a 3 ans, pratiquement jour pour jour, le 12 décembre 2015, la France s’est engagée à tout faire pour limiter le réchauffement climatique à +1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle et rester nettement en dessous des 2°C. Cet engagement a été pris lors de l’accord de Paris signé pendant la COP21, accord qui se voulait contraignant.
Or, nous constatons depuis, que la France continue de voir ses émissions de CO2 augmenter. D’ailleurs, cela ne vous aura pas échappé, 4 ONG viennent de saisir les tribunaux pour inaction face au changement climatique et non-respect de ses obligations internationales, européennes et françaises en la matière.

Le Plan Climat Air Energie du territoire brestois se doit d’être nettement plus ambitieux que celui de l’Etat français. Les territoires sont aujourd’hui au cœur de la transition notamment énergétique et devront mettre en œuvre des mesures de solidarité afin que chacun-ne puisse en bénéficier.
Nous tenons à saluer la méthode participative adoptée afin d’impliquer les habitants et habitant-e-s de la Métropole dans les  grandes orientations de ce plan climat qui les concerne toutes et tous dans leur quotidien car la transition écologique est l’affaire de toutes et tous.

Pour autant, nous  souhaitons alerter à nouveau sur un projet nuisible pour le climat, porté par la Région Bretagne et toujours  en cours de réalisation. Il s’agit de la centrale de Landivisiau. Ce projet est obsolète avant même d’être sortie de terre puisqu’il s’agit d’une unité de production électrique fonctionnant uniquement à l’énergie fossile, en l’occurrence au gaz naturel, énergie que la France importe en quasi- totalité. Il s’agit donc d’un projet en totale opposition avec la nécessité de sortir des énergies fossiles. De plus, il s’agit d’un projet qui émettrait 1,2% de CO2 supplémentaires par rapport aux émissions actuelles.
Par ailleurs, ce projet ne pourra être équilibré financièrement qu’au travers de la contribution sur la consommation électrique qui est évaluée à 40 millions d’euros par an pendant 20 ans que nous devrons toutes et tous payer pour financer ce projet si mauvais pour le climat.
Il s’agit donc d’un projet dangereux et extrêmement coûteux pour la collectivité allant totalement à contre-courant des ambitions affichées dans le domaine des énergies renouvelables.

Dans ce contexte peu rassurant, notre Plan Climat Air Energie Territorial devra être à la hauteur de cet enjeu crucial pour l’humanité.

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