Discussion sur une écologie politique à Brest – Partie 1/3 : Nature et environnement

Eléments de réflexion pour une discussion sur l’écologie politique à Brest

 

NATURE ET ENVIRONNEMENT

“Accompagner la création et préserver des espaces naturels respectueux et durables”

 

Les enjeux

L’alimentation des Brestoises et des Brestois est un des enjeux actuels majeur pour notre avenir à tous. Manger mieux, moins de viande, local, de saison et de préférence bio sont des objectifs primordiaux partagés au sein de la municipalité brestoise. En effet, notre modèle actuel de production alimentaire n’est pas soutenable et abouti à un grignotage constant de terres agricoles et d’espaces naturels, indispensable pour la stabilité de notre écosystème.

La biodiversité, véritable bibliothèque de connaissances et d’innovations technologiques, offre des biens et des services irremplaçables et indispensables à notre vie sur Terre comme l’oxygène, la nourriture, les matières première, la pollinisation par les abeilles, aujourd’hui largement mises en danger par les pesticides, la fertilisation des sols, l’épuration de l’eau ou encore la prévention des inondations, qui ravagent aujourd’hui de nombreux pays du monde. Cette biodiversité est aujourd’hui menacée quasi-exclusivement à cause de l’activité humaine. 

 

L’ALIMENTATION

 

Le bilan

La majorité a avancé sur plusieurs sujets et notamment le renforcement du bio dans les cantines. La restauration scolaire, en choisissant des fournisseurs locaux,  représente un levier d’action important pour les collectivités en termes de valorisation et de soutien à une filière. C’est pour cela aussi que le combat mené pour la préservation de la ferme de Traon Bihan est un message important. L’agriculture en ville, proche des consommateurs et respectueuse de l’environnement et de la terre nourricière, est une solution d’avenir, soutenable et résiliente, qu’il est indispensable de favoriser.

 

Les perspectives

Mais il reste de nombreux objectifs à atteindre dans ce domaine. Il s’agit tout d’abord de poursuivre l’augmentation de proportion de bio dans les cantines, avec un objectif affiché de 80% de nourriture bio qu’il faudra respecter. Afin de parvenir à cet objectif il sera indispensable de soutenir la construction d’une filière locale bio, de la graine à l’assiette, car aujourd’hui l’offre est encore insuffisante sur le territoire brestois et finistérien pour répondre à la demande, et nous nous en réjouissons, de plus en plus importante.

Mais manger mieux c’est aussi manger moins, ou plutôt consommer moins. En effet, la moitié de la nourriture produite dans le monde est jetée et en France, le constat est le même, il est donc nécessaire de lutter contre ce gâchis. Des solutions existent telles que le vote sur les menus, l’éducation des enfants au gaspillage, ou encore rétrécissement des assiettes. Par ailleurs, les déchets alimentaires peuvent être valorisés et être utilisés en bio-déchets grâce au compostage.

Enfin, pour mener une politique alimentaire efficace, l’éducation reste le meilleur moyen d’éveiller les consciences afin d’agir sur les habitudes de consommation des Brestois et des Brestoises. A ce propos, une Maison de l’alimentation, permettant à la fois la rencontre des producteurs, mais également le partage de connaissances sur le sujet, ainsi que le lien social entre les consommateurs, pourrait être un outil intéressant dans le cadre d’une politique alimentaire ambitieuse.

 

LA PRÉSERVATION DE LA NATURE ET DE LA BIODIVERSITÉ

 

Le bilan

La ville de Brest s’est engagée de longue date pour la biodiversité notamment en supprimant totalement les pesticides avant même promulgation de la loi. C’est un signal fort que nous souhaitons souligner. Par ailleurs, le sauvetage de la ferme de Traon Bihan est également symptomatique de la volonté de la ville et de la métropole de préserver des espaces naturels au sein de l’espace urbain.

La présence de la biodiversité et de la nature en ville est également favorisée par les jardins partagés qui fleurissent partout en ville, permettant de créer des espaces naturels mais également de partage, de relations humaines et de lien social autour de la nature. Comme dans de plus en plus de villes en France et dans le monde, que ce soit à Détroit ou à Grande-Synthe, la nature agit comme un liant aux relations humaines, permettant un espace de respiration dans des villes toujours plus étouffantes.

 

Les perspectives

L’avis négatif rendu par le commissaire enquêteur sur le SCoT démontre que les ambitions ne sont pas à la hauteur des enjeux. Il est nécessaire de rester en alerte pour préserver des espaces naturels, riches en termes de biodiversité, au sein de la ville de Brest. C’est notamment le cas de la Vallée du Restic qu’il est indispensable de préserver coûte que coûte. D’autant plus lorsqu’il s’agit de remplacer cet espace naturel par une route, dédiée à la circulation des voitures déjà particulièrement privilégiées à Brest.

 

Cet article s’inscrit dans une série de réflexions engagées autour de l’écologie politique à Brest. D’autres articles viendront très prochainement…

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3 réponses à Discussion sur une écologie politique à Brest – Partie 1/3 : Nature et environnement

  1. Ping :Discussion sur une écologie politique à Brest – Introduction – Blog des élu.e.s EELV

  2. Miki BONNO dit :

    “Par ailleurs, le sauvetage de la ferme de Traon Bihan est également symptomatique de la volonté de la ville et de la métropole de préserver des espaces naturels au sein de l’espace urbain.”
    Sauver la Ferme de Traon Bihan des chantiers de la ZAC du Vern et des lotissements de La Fontaine Margot décidés par la ville et la métropole ? Après accord, c’est déjà une perte de 7 ha de terres bio, et d’autres à venir au fur et à mesure de l’avancée des tranches.
    Pour compléter, l’agriculteur non bio a aussi reçu des terres de compensation.
    La médiation des élus EELV a empêché le pire.
    Travailler avec une majorité qui privilégie le développement économique, les zones commerciales, la croissance, et n’a pas de plan de reconquête des espaces agricoles et leur conversion en bio, c’est certainement très inconfortable.
    Les avancées obtenues en matière de développement durable par les élu·e·s EELV sont obtenues par un travail de très longue haleine. Est-il envisageable de continuer à reporter à plus tard (trop tard) la prise en compte de la disparition des terres agricoles et de l’insuffisance des productions locales bio ?
    Hâte de participer au Ciné-débat Grande Synthe aux Studios le 5 novembre, pour y voir ce qui peut se faire avec une majorité différente.
    Miki -adhérente EELV Plouzané-Brest.

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